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jeudi 17 mars 2011

DrawBridge: la bibliothèque système

Depuis environ un mois je suivais la parution d’une publication de recherche rédigée par Galen Hunt à qui on doit déjà les projets Singularity, Helios ou Menlo. La publication est signée de quatre autres personnes : Donald E. Porter, Silas Boyd-Wickizer, Jon Howell (qui a travaillé sur le projet Xax), Reuben Olinsky (a oeuvré sur le projet Menlo)

Cette publication est désormais disponible sur le portail de recherche ACM mais son accès est pour le moment payant. La publication porte le titre de “Rethinking the Library OS from the Top Down”, ce qui se peut se traduire par "Repenser la bibliothèque système de A à Z". L'idée est de mettre au goût du jour l'ancien concept de bibliothèque système (concept abordé entre autres avec les exokernels). Ceci consisterait en ce que l'intégralité de la "personnalité" de l'OS dont dépend une application soit présente dans le même adressage mémoire de l'application sous forme de bibliothèque . La "personnalité" de l'OS consiste en l'implémentation des différentes API d'un système qui sont utilisables par une application. Le but est de découpler totalement la bibliothèque système du coeur du système en les reliant par un jeu extrêmement réduit d'API . L'équipe de Galen Hunt a refactorisé Windows 7 sous forme d'une bibliothèque système. Le projet porte le nom de code DrawBridge (pont-levis).

"The present Drawbridge system is a research prototype; it is far from a production system. While Drawbridge supports over 14,000 Win32 API functions, this is a fraction of the total Win32 API. At the time of writing, Microsoft has no plans to productize any of the concepts prototyped in Drawbridge."

Avant d'entrer dans les explications je souhaite insister sur le fait que ceci reste un projet de recherche et qu'il n'y actuellement aucun plan prévu pour qu'il soit intégré dans Windows 8 ou toute autre version ultérieure de Windows. Drawbridge ne supporte en effet que 14 000 API WIN32 tandis que Windows en possède plus de cent mille.

screen_drawbridge.png Le projet DrawBridge fait fonctionner la plupart des "grosses" applications Windows incluant Microsoft Excel, PowerPoint, Internet Explorer et IIS. Les applications s'exécutant sur Drawbridge ont accès aux fonctionnalités principales de Windows ainsi qu'au .NET et à DirectX

archi_windows_7.png Le travail réalisé sur Drawbridge a consisté à séparer Windows en trois couches isolées entre elles et pouvant évoluer de manière indépendante. Les trois types de services identifiés sont :

  1. les services matériels qui englobent le noyau, les drivers, quelques services de base. MinWin correspond exactement à cette couche.
  2. les services utilisateurs qui englobent l'interface graphique, les presse-papiers indexeurs de recherche.
  3. les services aux applications qui englobent la personnalité de l'OS dont j'ai donné la définition. Ceci intègre donc tous les frameworks, language runtime, etc.

archi_drawbridge.png

DrawBridge redéfinit Windows en séparant les services des applications au sein d'une bibliothèque système avec l'OS hôte qui contiendra les services utilisateurs et matériels. Le système hôte et la bibliothèque système communiquent par une interface extrêmement mince : l'ABI (Application Binary Interface). La bibliothèque système communique avec les services utilisateurs dans le système hôte en utilisant le protocole de bureau à distance RDP. Les paquets RDP sont encapsulés pour passer au travers de l'interface ABI. Il en résulte trois couches totalement isolées. Les couches peuvent évoluer indépendamment les unes des autres. Ceci règle en fait deux problèmes majeurs dont souffre particulièrement Windows.

  1. Le premier est la compatibilité. Pour donner un exemple précis imaginons que DrawBridge ait été intégré depuis Windows XP. Une application englobant une bibliothèque système XP pourrait fonctionner sur un système hôte Windows XP, Windows Vista, Windows 7. Windows 7 pourrait être vendu avec les bibliothèque systèmes XP et Vista. Et enfin une application englobant la bibliothèque système Windows 7 pourrait même fonctionner sur un système XP et Vista. Ce dernier mécanisme est intéressant car il inciterait les développeurs à utiliser les dernières API disponibles sans attendre que le dernier Windows soit adopté.
  2. Le second problème important est que Microsoft peine à effectuer de grosses modifications sur les nouveaux Windows. Elles entraînent généralement une rupture de compatibilité de plusieurs applications comme on a pu le voir se produire avec Windows Vista. Comme je l'ai expliqué précédemment, l'interface entre la bibliothèque système et l'OS hôte est extrêment mince. Microsoft peut donc remplacer le système hôte par un nouveau système Windows sans perte de compatibilité. DrawBridge a été testé sur Windows 7, Windows Server 2008 R2, le MinWin de Windows 7, une pré-version de Windows 8 et il existe aussi une version de test qui exécute les applications DrawBridge dans une machine virtuelle Hyper-V.

"One of our colleagues has begun to experiment with Windows 7 applications on the Barrelfish OS 6 using the Drawbridge ABI to explore extreme hardware configurations."

Enfin d'après la publication, l'équipe de Barrelfish travaillerait à intégrer DrawBridge sur leur système. Je suppose qu'ils vont porter un noyau satellite qui fera tourner Windows. Pour rappel Barrelfish comme Helios est un système multi-noyaux, chaque coeur du processeur intègrant son propre noyau. Chaque noyau satellite gère sa mémoire et les threads de manière indépendante. Le concept de mémoire partagée est banni, ce qui est essentiel pour le many-core. Il peut exister des noyaux satellites pour différentes architectures matérielles (arm, x86, x64, GPU..). BarrelFish est donc aussi un système hétérogène.

Au niveau de l'implémentation de la bibliothèque système, une comparaison est faite avec une application s'exécutant dans une machine virtuelle standard. L'isolation introduite par l'usage d'une machine virtuelle englobe l'application mais aussi l'OS entier. Le concept consiste à extraire tout ce qui n'est pas indispensable pour une application hors d'un conteneur isolé. Un processus DrawBridge englobe donc l'application et les bibliothèque systèmes comme un processus classique mais il va aussi englober le sous-système WIN32 qui a été réécrit en grande partie et fonctionne en espace utilisateur. Il englobe aussi une couche d'émulation NT. Le fait d'englober tout ces composants diminue le nombre d'API utilisables par la PAL (platform abstraction layer). Le conteneur communique avec le système hôte par l'interface ABI. Cette dernière n'englobe qu'une trentaine d'API. Elle est bien entendu, entièrement spécifiée. La PAL implémente l'ABI. Elle communique avec le security monitor qui se charge de virtualiser les ressources du système et d'isoler les applications DrawBridge. On notera que la PAL et le security monitor sont reimplémentés pour chaque système en respectant strictement les specifications ABI. Le conteneur isolé consiste en un processus Windows dont les appels systèmes NT sont reroutés vers le security monitor. Une sandbox peut donc être appliquée sur les applications DrawBridge. Cette méthode est aussi utilisée dans le projet Xax, proche de DrawBridge sur plusieurs points . On notera qu'une autre implémentation de la PAL a été developpée pour faire fonctionner les applications DrawBridge dans une machine virtuelle (VM). La PAL effectue des hypercall pour communiquer avec la VM. En 2010 Keetch, un expert en sécurité, avait rédigé un document décrivant des techniques pour contourner le mode protégé d'Internet Explorer qui permet de le sandboxer. Des tests ont été effectués et aucune de ces techniques ne fonctionne sur DrawBridge.

Il est aussi possible de réaliser une capture mémoire des applications. Là où avec une machine virtuelle classique l'OS est également sauvegardé, avec DrawBridge les captures compressées pèsent en moyenne 4 Mo. Plusieurs scenarios deviennent possibles. Microsoft expérimente par exemple un environnement distribué fondé sur DrawBridge dans lequel les applications suivraient l'utilisateur d'ordinateur en ordinateur. Par exemple, l'utilisateur pourrait démarrer une application et passer sur son smartphone. Certaines applications pourraient aussi être déplacées vers le cloud pour économiser l'énergie. Il serait aussi possible de sauvegarder l'état en cours des applications avant redémarrage, de redémarrer puis de restaurer les applications.

L'utilisation de RDP est intéressante. RDP est déjà utilisé dans la virtualisation pour faire communiquer l'interface avec des machines virtuelles. Windows Thin PC par exemple utilise ce concept. On peut aussi imaginer des usages en domotique avec des appareils "sans intelligence" uniquement chargés d'afficher des informations et qui pourraient communiquer avec d'autres ordinateurs ou le cloud. Les applications sont multiples.

Pour que les applications puissent s'exécuter sur DrawBridge, les mêmes méthodes de virtualisations applicatives qu'App-V ont été utilisées. Il est intéressant de constater que le travail de refactorisation de 5,6 millions de lignes de code de Windows 7(DrawBridge n'a pas refactorisé tout Windows, il a environ 50 millions de lignes de code) a résulté en moins de 16 000 lignes de code modifiées (environ 0,3%) et en 36 000 lignes de code nouvelles. Le projet a été bouclé en moins de deux personnes/an. La bibliothèque système occupe 64 Mo sur le disque dur comparés aux 4,2 Go d'un OS Windows 7 dans une machine virtuelle. Sa faible taille réduit significativement le nombre de failles potentielles. Mais ces résultats doivent être pondérés du fait que, comme nous l'avons vu, DrawBridge est loin de supporter la totalité des API WIN32. Les applications Windows testées ont pu s'exécuter sur 4 systèmes hôtes différents sans aucune modification. L'équipe de Galen pense aussi que les mêmes techniques peuvent être utilisées pour d'autres systèmes que Windows.

usagememory.pngstarttime.png Galen Hunt et son équipe ont effectué des benchmarks sur l'usage mémoire et le temps de démarrage des applications s'exécutant nativement sur Windows, sur Hyper-V et DrawBridge avec une machine dotée de 512Mo de RAM. L'utilisation mémoire pour Hyper-V est bien plus importante car il inclut l'OS. Entre DrawBridge et Windows la différence de performances reste raisonnable. Selon Galen Hunt, DrawBridge est suffisament efficace pour que chaque application s'exécute dans son propre conteneur isolé.

Le projet DrawBridge vient donc apporter plusieurs solutions intéressantes en termes de compatibilité pour les applications, la possibilité de pouvoir faire évoluer rapidement et indépendamment l'interface graphique, la bibliothèque système et le coeur du système lui-même. Il permet de sandboxer les applications Windows ce qui avec la montée d'Internet depuis les années 90 est devenu un enjeu majeur. Il permet aussi la mobilité des applications et enfin que les applications survivent à un reboot.

Personnellement je pense que le projet DrawBridge constitue pour Microsoft une des briques clés parmi d'autres pour la vision future de la firme. Rien ne permet d'affirmer à ce jour que ce projet dépassera le stade de la recherche mais il est prometteur et permet de constater que les équipes de Redmond nous réservent encore bien des surprises .

Sources:

Rethinking the library OS from the top down

Project Xax

Embracing diversity in the Barrelfish manycore operating system

Escaping from Protected mode Internet Explorer

dimanche 14 novembre 2010

SafeOS: un OS entièrement safe

On sait depuis un moment que chez Microsoft l'avenir s'inscrit autour des langages managés. De nombreux articles ont déjà été publiés à propos du projet Singularity.

OS unsafeOS safe

L'un des buts de Singularity est de créer un safe OS . Un OS est dit safe quand il est type safe et memory safe. De nombreux types de bugs comme les buffers overflow (à l'origine de nombreuses failles dans les systèmes actuels) disparaissent. C'est aussi un prérequis pour pouvoir créer un OS entièrement sécurisé. Le problème de Singularity est qu'il n'est justement pas totalement safe. Les applications et le noyau dans sa plus grande partie sont compilés depuis des langages managés en TAL (Typed assembly language) au moyen de Bartok. Le code est donc entièrement safe à l'exception d'une petite partie qui reste en code natif. C'est entre autres le cas de la HAL (Hardware Abstraction Layer), un mélange de code C et d'assembleur qui assure l'interface entre le matériel et le noyau.

Architecture SafeOS

SafeOS, or a similar operating system constructed using the “Automated, Static Safety Verifier”, includes a “Nucleus” that provides access to hardware and memory, a “kernel” that builds services on top of the Nucleus, and applications that run on top of the kernel. The Nucleus, written in verified assembly language, implements allocation, garbage collection, multiple stacks, interrupt handling, and device access. The kernel, written in C# (or other language) and compiled to TAL, builds higher-level services, such as preemptive threads, on top of the Nucleus. A TAL checker then verifies the safety of the kernel and applications. Finally, a Hoare-style verifier with an automated theorem prover verifies both the safety and correctness of the Nucleus.

Architecture SafeOS Depuis quelques mois dans les sources de Singularity (dossier verify) on peut trouver le projet VERVE. Un brevet a également été déposé sous le nom de code SafeOS. Ce projet est mené par Jean Yang du MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Chris Hawblitzel de MSR (Microsoft Research). Ce système est présenté comme safe de bout en bout. L'idée est de placer toutes les primitives en langage natif dans un composant baptisé nucleus et de faire reposer un noyau compilé en TAL sur ce dernier. Le code du nucleus est compilé en assembleur à partir de code BoogiePL. Boogie est un langage de vérification formel utilisant la logique de Hoare: c'est-à-dire que des outils mathématiques vérifient dans le langage formel BoogiePL que le code est safe. Cet outil ainsi que Z3 (un composant interne de BoogiePL) sont liés à plusieurs projets de formalisation de code chez MS. Ils sont par ailleurs utilisés par Spec# un language dérivé de C# servant à spécifier les communications interprocess dans Singularity. Ils sont aussi utilisés pour vérifier le code de l'hyperviseur Hyper-V. Certains outils de vérification de code des drivers utiliseraient aussi Z3. Pour le moment SafeOS est un système très minimaliste incompatible avec Singularity. Mais je pense que Microsoft pourrait l'adapter pour l'utiliser avec Singularity.

Sources: brevet safeOS Projet verve Présentation Verve Sources code Singularity et Verve

lundi 05 juillet 2010

Hyper-V V3 et Windows 8

Ce billet fait suite aux informations que j'ai confiées à Vincent Hermann de PCInpact et dont il a rédigé un article. Ce billet est destiné à la développer.

Virtual machines (VMs) become key platform components for data centers and Microsoft products such as Win8, System Center, and Azure

Sur le site du Microsoft Research on apprend que la virtualisation devrait être un des composants clés de Windows 8. C'est que semble confirmer Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France, interviewé sur le site itrmanager en mars 2009. La version 3 d'Hyper-V serait désormais prévue fonctionner sur les postes de travail et uniquement sur Windows 8.

Avec Hyper-V V3, l'objectif est de supporter les postes de travail ce qui implique qu'il repose sur un noyau de Windows qui soit un noyau totalement dégraissé. On a démarré il y déjà maintenant à peu près 3 ans un projet extrêmement long et complexe, un projet qui s'appelle MinWin, dont l'objectif est de permettre de « modulariser » complètement le noyau de Windows. Ce projet a démarré avec Vista, il continue avec Windows 7. L'achèvement de MinWin c'est la possibilité de faire deux choses fondamentales : pouvoir débrayer complètement Internet Explorer et pouvoir complètement débrayer le Shell, sont des choses qui ne sont pas encore faisables parce que ces deux éléments sont encore trop imbriqués dans le noyau de Windows. L'objectif fixé avec MinWin, quand il arrivera avec Windows 8 si tout se passe bien, c'est de pouvoir complètement débrayer ces fonctionnalités c'est-à-dire faire en sorte que potentiellement ils ne soient pas présents du tout. A ce moment là, cela permettra d'avoir, pour le poste de travail, l'équivalent d'un Windows Server Core ... dans le cas de Hyper-V V3 sur le poste de travail qu'il soit le plus petit possible, aussi bien en termes de surface d'attaque potentielle, qu'en termes d'encombrement mémoire et d'encombrement disque.

Bernard Ourghanlian nous explique ici que l'une des conditions pour intégrer Hyper-V V3 dans Windows 8 est la modularisation du core OS, connu sous le nom de MinWin. MinWin que j'ai déjà abordé à plusieurs reprises dans le dossier de Windows 7 est un projet destiné à réduire le système de base à une brique minimale qui soit en mesure de fonctionner de manière autonome. Il ne contient pas uniquement le noyau mais plusieurs autres composants système primordiaux qui gravitent autour. MinWin est déjà utilisé dans Windows 7. Sa taille sur le disque dur est estimée à 25Mo et 40Mo en mémoire. Il ne contient pas de sous-système graphique ou de pile audio. En comparaison le Server Core de Windows Server 2008 occupe environ 1Go et a besoin de la totalité du code Windows pour compiler. Le travail effectué sur MinWin concerne essentiellement les dépendances. Bernard Ourghanlian décrit le Core OS comme "un gros plat de nouilles". Normalement une couche N dépend d'une couche N-1 mais ne doit pas dépendre d'une couche N+1. Or, on se retrouvait avec des dépendances circulaires: le travail sur Vista puis Windows 7 a consisté à démèler ces dépendances. Le travail sur les dépendances devrait permettre d'après Bernard Ourghanlian de supprimer les dépendances d'Internet Explorer dans le Core OS. IE9 pourrait de ce fait devenir réellement optionnel dans Windows 8.

Virtualisation architecture

Windows 8 devrait être la dernière étape. Microsoft devrait placer MinWin dans une partition (machine virtuelle) parente. Toutes les couches supérieures pourraient s'intégrer dans des machines virtuelles. MinWin étant autonome et relativement petit la surface d'attaque du système se retrouverait fortement réduite. L'hyperviseur est le composant critique de l'architecture. Il a été conçu comme un micro noyau ce qui signifie qu'il ne contient aucun driver. Les drivers résident dans la partition parente. Selon Bernard Ourghanlian il compterait juste 50000 lignes de code. Le code a été prouvé mathématiquement par le Microsoft Research et l'université de Sarrebruck en Allemagne. Pour éviter les attaques sur l'hyperviseur comme les hyper rootkits, des puces TPM (Trusted Platform Module) pourraient être utilisées pour sécuriser le démarrage du système.

Le but d'une telle architecture est de pouvoir séparer le système des applications et donc de pouvoir gérer complètement la compatibilité des applications lors du passage d'une version Windows à une autre. Dans mon billet précédent j'évoquais la possibilité d'un remplacement prochain de la GDI (composant graphique pour les applications Windows) par Direct2D et DirectWrite. La GDI existe depuis Windows 1 et elle est de ce fait profondément ancrée au coeur du système. Le fait que MinWin n'intègre pas de sous-système graphique confirme la réécriture de la GDI avec d'autres composants système récents qui ont été bien conçus du départ.

L'autre aspect abordé est une intégration App-V Like. L'utilisateur lancerait une application mais en interne cette dernière pourrait s'exécuter dans une machine virtuelle si elle n'a pas été conçue pour Windows 8. Il devrait être nécessaire que l'application indique pour quel OS elle est conçue. Bernard Ourghanlian parle d'un manifeste XML dans l'application. En fait cette fonctionnalité a été introduite dans Windows 7. Voir le dossier . Il est possible de spécifier dans le manifeste XML de l'application un GUID qui est un numéro unique assigné par Microsoft pour chaque nouvelle version de Windows.

Bernard Ourghanlian évoque l'importance de pouvoir gérer un minimum de machines virtuellles et de pouvoir les garder à jour. Des protocoles ont été créés afin de pouvoir modifier les images VHD lorsque la machine virtuelle est déconnectée en recopiant que ce qui est nécessaire. Stephen Chapman sur son blog avait justement déniché une offre d'emploi pour travailler dans l'équipe de Windows Update.

We just finished up work on Windows 7, and are pushing forth on Windows 8 planning and preparation. There are opportunities to work on a number of hard problems, including third-party application updating, updating virtual machines while they’re turned off (turns out this is pretty hard!), and delivering full applications, among others. To help us charge full steam on these fronts, we are looking for skilled and passionate software engineers. As part of this team, you will help shape Windows 8. Components of our code include a core agent that runs as an NT service, an API layer and a UI application. We talk to the update servers using web services and we have special protocols in place to deal with the massive scale of the system.

Pour Windows 8, Windows Update devrait être capable de pouvoir mettre à jour les applications des éditeurs tiers, ce qui correspond aux documents leakés dont la presse a fait récemment état. Mais Windows Update serait aussi capable de mettre à jour des machines virtuelles en déconnecté: si Microsoft a bien l'intention d'isoler les applications du système, Windows Update devrait en effet en être capable.

Dans la troisième partie de l'interview est évoquée la possibilité d'un déploiement web d'applications sous forme de conteneurs App-V . Pour les scénarios d'applications à usage temporaire par exemple, on pourrait tester une application sans devoir l'installer et la désinstaller.

Bernard Ourghanlian évoque Live Mesh en expliquant que tous les produits Microsoft vont devoir devenir "Live Mesh Aware". Ceci a commencé à se vérifier récemment avec Windows Live Messenger. L'App Store de Windows 8 aurait de même une fonctionnalité de synchronisation distante des paramètres des applications.

Selon Bernard Ourghanlian, les problématiques de déploiement et de gestion du poste de travail constituent aujourd'hui une véritable calamité et ce serait une des raisons pour lesquelles beaucoup d'entreprises s'orientent vers les clients web.

Cela ne dépend pas du navigateur, ce n'est pas un problème de performances. Je parle uniquement de la vitesse de développement de n'importe quel développeur qui travaille en Javascript. On ne va quand même pas revenir à des langages de script antédiluviens comme Javascript...

Il critique la mauvaise productivité des développeurs travaillant sur des technologies fondées sur le javascript et la responsabilité de Microsoft dans cet état de fait. L'interview finit sur ces quelques lignes:

Il faut repenser la productivité du développement logiciel et cela ne va certainement pas dans le sens de la massification de l'utilisation des langages de script d'assez bas niveau. Il faut « simplement » que l'informatique et le développement passent de l'artisanat à l'ère industrielle ; en bref, que l'informatique fasse enfin ce que l'industrie lourde a réalisé à la fin du 19ème siècle... Sa révolution...

Sources:

interview Bernard Ourghanlian Partie 1

interview Bernard Ourghanlian Partie 2

interview Bernard Ourghanlian Partie 3

Dossier Windows 7

MSR

msftkitchen

La fin de GDI (partie 2)

Mon billet précédent évoquait l'existence d'un brevet destiné à faire fonctionner les applications GDI sur une future interface naturelle. J'ai retrouvé dans un powerpoint présenté au WinHEC 2008 une diapositive sur le futur de la GDI.

Futur de GDI

La diapositive est très explicite. Microsoft veut reconstruire la GDI sur la base des nouvelles technologies introduites avec Vista et Windows 7. Et parmi elles, Direct2D et DirectWrite. Ce sont les deux frameworks natifs apparus avec Windows 7 pour concevoir les interfaces d'applications Windows. Direct2D et DirectWrite s'appuient directement sur DirectX et la nouvelle pile graphique de Vista/7. Ceci pourrait avoir deux conséquences majeures.

La première est que Microsoft pourrait supprimer le composant noyau présent dans la GDI. La seconde est que toutes les applications GDI se retrouveraient automatiquement accélérées graphiquement. Ce qui est du plus haut intérêt quand on sait que quasiment 99% des applications Windows utilisent la GDI.

Le brevet du billet précédent n'est pas vraiment contradictoire avec cette information. En effet il traite d'une méthode destinée à rediriger les appels GDI dynamiquement vers une nouvelle interface fonctionnant avec des paradigmes radicalement différents. Le brevet traite bien d'une redirection et non d'un remplacement de la GDI. Mon hypothèse est que cette interface pourrait être optionnelle. Ce qui permettrait de faire fonctionner les applications GDI avec l'ancienne interface de façon native et avec la nouvelle par ce système de redirection dynamique.

Bien entendu dans les deux cas cités, je traite de technologies dont il est impossible de savoir quand elles seront mises en oeuvre.

Wait and see...

Source

lundi 22 mars 2010

La fin de GDI !

DigiDesk

Au sein du MSR (Microsoft Research), Microsoft travaille déjà depuis un moment sur de nouveaux types d'interfaces naturelles NUI destinées à remplacer l'actuelle interface de Windows. Dans Vista, Microsoft avait entièrement repris le sous-système graphique de Windows qui constituait la base graphique du système. Il avait aussi introduit le DWM (Desktop Windows Manager): un nouveau gestionnaire de fenêtres gérant la composition graphique et reposant sur DirectX (en version 9 sur Vista et 10 sur Windows 7). Vista avait aussi amené de nouveaux frameworks graphiques destinés à exploiter les possibilités du nouveau système d'exploitation. Mais l'utilisation de WPF (Windows Presentation Foundation) et de Silverlight reste encore très marginale au sein des logiciels aujourd'hui disponibles. La quasi totalité des applications Windows (y compris l'interface de Windows lui-même) reposent en réalité sur la GDI (Graphics Device Interface), une API graphique présente depuis Windows 1! GDI a certes évolué depuis mais elle n'en reste pas moins l'API graphique la plus utilisée dans Windows.

Redirect GDI

Dans un brevet de Microsoft publié le 31 décembre 2009, Microsoft énonce une méthode destinée à rediriger les appels GDI d'une application au moyen d'un module de redirection GDI. Ce module redirige ensuite vers un autre framework graphique natif à l'OS. Le brevet ne cite pas de framework graphique cible particulier, la méthode peut être théoriquement utilisée pour n'importe quel framework graphique. La méthode utilise la technologie Detours créée par Galen Hunt qui est aussi un des développeurs du projet Singularity. Cette technologie permet d'intercepter des appels Win32 au sein des applications.

Le but de ce brevet est clairement évoqué. Il permettrait de faire migrer les vieilles applications GDI sur un nouvel environnement bureau qui fonctionnerait totalement différemment en utilisant de nouveaux paradigmes.

In many software scenarios it can be desirable to be able to show visual contents of a screen area in a container that is different from one intended by the authoring software. An example of such a scenario is in the context of a desktop environment where, for example, one might wish to create a new desktop paradigm that can display renderings from older software that was not created with desktop environments in mind.

On imagine aussi facilement d'autres possibilités. Microsoft pourrait ainsi supprimer le composant GDI du système afin d'assainir son architecture. La GDI possède depuis longtemps un composant dans le noyau NT. Et comme expliqué précédemment, les applications actuelles pourraient profiter de certains avantages liés à la nouvelle interface sans nécessiter de changements ou recompilations.

Sources: Brevet Redirect GDI Detours

mercredi 27 janvier 2010

Dates de sortie estimées de Windows8/ Windows Server W2K12/Office 2012

Roadmap

release_2_4

Chris Green, développeur chez Microsoft a publié le 2 décembre une roadmap estimant la durée de vie du support de plusieurs produits Microsoft. En lisant ce papier j'ai découvert que Microsoft espère sortir Windows 8 le 1 juillet 2011. La version serveur W2K12 devrait sortir seulement un an plus tard le 2 juillet 2012. Enfin pour office 2012 il serait aussi prévu le 2 juillet 2012.

Bien sûr ces dates sont à prendre avec des pincettes et ne sont pas officielles. Si Microsoft était amené à rencontrer des problèmes au cours du développement ces dates internes pourraient être modifiées.

Mise à jour: Microsoft vient de supprimer le fichier pdf sur son serveur, ce qui tendrait à confirmer que ces dates sont valables. J'ai mis en ligne le pdf que j'avais sauvegardé. Il reste disponible sur ce lien.

Source: Billet de Chris Green Roadmap

samedi 07 novembre 2009

Microsoft travaillerait sur un nouveau navigateur web

navigateur_web.png

Dans le billet précédent j'expliquais que Microsoft travaille actuellement sur Midori un système entièrement neuf, du chargeur de démarrage (bootloader) au navigateur web.

Dans une nouvelle offre d'emploi, Microsoft recrute pour un poste au sein de l'équipe de Midori. Le développeur devra travailler sur un navigateur web radicalement nouveau. Il serait conçu du départ pour une sécurité, une conformité aux normes et des performances maximales. Cette équipe travaille sur un système d'exploitration (Midori) qui changera les règles du jeu régissant les domaines des matériels, du multicoeur et des services distribués. Le candidat à ce poste devrait participer à créer l'avenir de l'informatique.

Le developpeur devra bien sûr avoir une experience des technologies web classiques et des bases de données. Mais même si ce n'est pas obligatoire, il serait fortement désiré qu'il ait une connaissance des différents modèles de sécurité et de la conception des systèmes sécurisés. Il devra aussi être familier de C# et du .NET

source:

Job Cache google

mardi 20 octobre 2009

Midori: De nouvelles informations [MAJ]

Mise à jour:

Job Midori 3 Une nouvelle offre d'emploi sur le site de Microsoft est apparue le 27 octobre . Elle concerne un nouveau système d’exploitation fiable, sécurisé et à hautes performances entièrement conçu avec des langages vérifiables MSIL (code .NET) . Midori utiliserait un modèle de programmation entièrement asynchrone. Ce n’est pas étonnant pour un système prévu pour des machines massivement parallèles. L’architecture de Midori améliore considérablement l’efficacité des outils d’analyse de code. Microsoft recherche justement pour ce poste une personne qui travaillera sur ces nouveaux outils d’analyse.


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Rob Jellinghaus Profil Aux alentours de 2008, des informations ont commencé à circuler sur Internet à propos de MIDORI. Ce projet est conduit par Eric Rudder. Il s'agit d'un projet ambitieux destiné à recréer ex nihilo un nouveau système d’exploitation distribué depuis le ''bootloader'' jusqu’au navigateur web . MIDORI n’est pas un projet de recherche mais un projet issu de la « Technical strategy incubation team ».

Job Midori Suite à quelques recherches, de nouveaux éléments se font jour. Dans une offre d’emploi datant du 15 octobre , Microsoft évoque un projet de nouveau système d’exploitation au sein de l’équipe de développement précitée. Il s’agit donc bien du projet MIDORI. D’après la description, le noyau de MIDORI serait composé d’un micro noyau écrit en C++ enrichi par un autre système d’exploitation écrit en C#. Chacun des deux systèmes aurait son propre espace d’adressage matériel mémoire indépendant. Il semble donc que Microsoft ait choisi une architecture hybride.

Il est probable que la partie en code managé (MSIL) reprenne plusieurs concepts du projet de recherche Singularity. Ce système utiliserait une isolation peu coûteuse en performances et n’emploierait pas de mémoire partagée. En effet le projet Singularity n’utilise pas d’isolation matérielle pour les processus. Il n’y a donc pas de ''context switch''. Les context switch sont particulièrement coûteux en performances. De plus sur Singularity les processus sont scellés en mémoire au lancement. Il n’est pas donc pas possible de charger à la volée des dll dans l’espace mémoire du processus ou de charger un driver dans l’espace mémoire du noyau. Les processus sont isolés. Pour communiquer, les processus passent par des canaux de communication fonctionnant avec une mémoire d’échange (exchange heap).

Job Midori 2 Dans une autre offre d’emploi où est directement cité MIDORI, Microsoft recherche un développeur pour concevoir la pile graphique de MIDORI. Le développeur devrait aborder différents domaines comme la réactivité dans les interfaces, la sécurité dans les interfaces, une interface conçue pour des environnements distribués afin de partager les périphériques, de nouveaux modèle de développement pour des interfaces asynchrones et enfin une utilisation efficace des GPU et du manycore. MIDORI est un projet totalement isolé des autres groupes à l'instar de Windows. Il évolue de façon totalement autonome.Les développeurs de ce projet ne sont plus bridés par des contraintes de compatibilité ce qui leur permet d’innover et d’expérimenter de nouvelles techniques, ce qui n’aurait pas été possible avec Windows.

John Richardson Profil Il semble que John Richardson ancien chef de projet du Kernel-Mode Driver Framework (Framework pour développer les drivers sous Vista et Windows 7) ait migré lui aussi vers le projet MIDORI. En 2006 j’avais pris contact avec John Richardson pour rédiger le dossier Vista paru sur PCInpact. Suite à de nombreux renseignements sur le sujet je cherchais des informations sur une possible isolation des drivers dans Windows. En effet 85% des plantages proviennent des drivers. Depuis 2006 Microsoft a exploré plusieurs pistes afin d’isoler les pilotes. Ce point particulier fera peut être l'objet d’un prochain billet sur mon blog.

Thanks for the mail. I can't comment on future Microsoft products, but what I can say is that in Vista we support the User Mode Windows Driver Foundation. This is a sub-set of the KMDF model isolated in a user mode process. It currently supports USB and 1394 devices, as well as IP connected devices. We are looking at expanding coverage for this model in the future.

Hardware isolation and virtualization does offer some interesting angles, but there are no direct plans at the current time. Using a user process offers a lighter weight solution at the current time.

Thanks,

John Richardson Software Architect Microsoft Corporation

I would like to add that the WDF API's were designed to enable Driver Isolation in the future. At the current time, we do not have any product plans for when, or if such a technology could be available. The key point is that the WDF API's were designed to anticipate future technologies in which we need to separate the DDI interface contract from the internal implementation of any given OS version.

Thanks,

John Richardson Development Lead Windows Driver Foundation - Kernel Mode

Dans ses deux mails, John Richardson explique qu’ils comptent développer l’utilisation des drivers en espace utilisateur, introduite dans Vista. Ce type de drivers étant mis en oeuvre au sein des processus utilisateurs, un possible échec n’entraîne pas de BSOD. En revanche il n’est pas possible de faire évoluer tous les drivers en espace utilisateur, en particulier pour des raisons de performances. John Richardson expliquait que Kernel-Mode Driver Framework (KMDF) avait été conçu pour prévoir une isolation future des drivers en espace noyau. John Richardson semble maintenant travailler sur une solution à long terme de ce problème.

Stathis Papaefstathiou profil Il ressort du profil LinkedIn de Stathis Papaefstathiou de février 2006 à janvier 2008 qu'il a participé au projet MIDORI. Son rôle a été d’étudier les dernières technologies de virtualisation et de plateformes matérielles. Il a apparemment travaillé à la conception de MIDORI pour définir son architecture, sa gestion des ressources et l’infrastructure pour la communication distante.

sources:

Profil de Rob Jellinghaus

Midori: Première Offre emploi

Midori: Deuxième offre d'emploi

Profil de John Richardson

Profil de Stathis Papaefstathiou

Midori: Troisième offre d'emploi

dimanche 16 août 2009

Helios project

En conclusion du dossier sur Windows 7 écrit en collaboration avec PCInpact, j'ai cité quelques projets de recherche en cours chez Microsoft. La presse informatique a déjà beaucoup parlé de l'un d'entre eux: Singularity, un nouveau micronoyau écrit en Sing# (langage MSIL/.NET). Mais j'ai aussi évoqué un projet du nom de code Helios...

Dès 2015 les analystes prévoient que les PC deviennent massivement parallèles.

Multi-Kernel Les systèmes d'exploitation actuels sont conçus pour des architectures homogènes. Chaque processeur est géré de manière équivalente. Mais avec l'arrivée du multicore, des GPGPU et bientôt du manycore, il est nécessaire de revoir en profondeur les fondations. En 2008 Le Microsoft Research (MSR) et l'ETH Zurich System group ont élaboré ex nihilo le système d'exploitation distribué BarrelFish. L'idée est de conceptualiser le PC comme un ensemble de nœuds dans un réseau. Chaque cœur ou GPU est mis en œuvre depuis un micronoyau différent. Chaque noyau est doté de son propre ordonnanceur et de sa propre gestion de mémoire. Les noyaux peuvent communiquer entre eux par des mécanismes de passage de messages. Ce système essaye de bannir le concept d'état partagé et tente plutôt de répliquer les états partagés entre les différents noyaux de la même façon que le font des serveurs au sein d’un cluster. En abandonnant ce concept d’état partagé, les verrous utilisés pour contrôler l'accès des threads aux états partagés deviennent inutiles. Sur un PC manycore avec un système classique, ces verrous seraient devenus de vrais goulots d'étranglement pour les performances.

Architecture de Singularity Mais Microsoft travaille sur un autre projet similaire qui semble plus intéressant. Le système Helios (par analogie au système solaire) constitue une modification du Singularity OS, qui reprend l'idée des noyaux satellites de BarrelFish. Singularity isole totalement les processus par le langage. Ce qui signifie qu'on ne peut pas charger de code (comme des dll) après le chargement du processus. Le processus est dit scellé. 85% des plantages de Windows sont provoqués par les pilotes. Avec ce fonctionnement le pilote tournant dans un SIP (Software Isolated Process) isolé du noyau, ne pourra pas faire planter le système.

Les échanges entre les processus(IPC) se font par des systèmes de canaux d'échanges complètement typés et spécifiés. Singularity intègre uniquement un mécanisme d'échange local sans copie de données.

Les applications Singularity sont compilées en MSIL (code .NET). A l'installation, le compilateur Bartok va compiler le code MSIL en code assembleur de l'architecture cible. Il va aussi vérifier que le code respecte le principe d'isolation des processus et également procéder à d'autres vérifications formelles. Alors que les systèmes actuels sont permissifs et tentent de limiter les dégâts plus tard, Singularity adopte une approche radicalement différente en étant restrictif au départ puis en s'assurant que les applications chargées sont fiables selon plusieurs critères.

Helios Helios peut être représenté par un noyau coordinateur autour duquel orbitent des noyaux satellites. Helios intégre un noyau satellite pour l'architecture XSCale d'Intel et un autre pour les systèmes multiprocesseurs NUMA (un noyau par domaine NUMA). Le noyau coordinateur est chargé de démarrer les autres noyaux et d'initialiser les communications entre eux.

  • Les processus Singularity sont dispatchés entre les différents noyaux. Un processus ne peut pas s’exécuter sur plusieurs noyaux et de même, tous les threads d'un processus ne doivent s’exécuter que sur un seul noyau. Mais sur Singularity la notion de dll a changé. Sur Windows les dll étaient chargées dans l'espace d'adressage mémoire du processus. Avec L'isolation des processus, les dll s'exécutent maintenant dans leur propre processus. Ainsi une application Singularity est maintenant composée d'un ou de plusieurs processus.
  • Les noyaux communiquent entre eux avec le mécanisme IPC de Singularity cité plus haut. Ce mécanisme a été amélioré pour gérer des échanges distants entre les applications. L'implémentation dépend de l'architecture. On notera que du fait qu'il est possible d'utiliser des échanges TCP, on peut imaginer que certains composants du système soient hébergés au sein des datacenters que Microsoft est en train de mettre en place.
  • Il est possible de régler une affinité pour qu'une application privilégie tel ou tel noyau satellite.
  • L'interface (ABI) entre le noyau et les applications est la même sur tous les noyaux satellites.
  • Les applications Helios/Singularity seront compilées à l'installation sur l'architecture cible du noyau satellite choisi. Ces applications exploitent complètement l'architecture matérielle. Si une nouvelle architecture devait apparaitre, Les développeurs n'auraient pas à redistribuer l'application.

Helios ne fonctionne pas avec les GPU actuels qui ne possèdent pas le minimum matériel (il manque un timer et un contrôleur d'interruption). Mais ses concepteurs travaillent déjà sur une implémentation de noyau satellite pour Larrabee. Les noyaux satellites d'Helios nécessitent actuellement 128Mo de RAM et un CPU tournant à 600Mhz mais l'équipe espère pouvoir ramener les prérequis à 32Mo de RAM et à un CPU de quelques centaines de MHz après optimisation.

Benchmarks Helios Sur le document source deux benchmarks ont été publiés. Le premier met en oeuvre un indexeur de disque sans noyau satellite et un noyau satellite sur une carte XScale. Dans le deuxième cas l'application fonctionne 28% plus rapidement. Le deuxième benchmark mesure les performances de l'ordonnanceur. Il mesure le temps pris par 16 threads pour appeler un million de fois l'API threadyield de basculement de thread sur une machine NUMA. Le test avec les noyaux satellites activés est 68% plus rapide. On constate de manière évidente qu'Helios est réellement adapté à ces architectures parallèles.

A la fin du document, Galen Hunt et son équipe expliquent devoir encore réfléchir pour faire fonctionner Windows avec Helios. Le futur de Windows est probablement de devenir un système satellite d’Helios.

Le 16 août 2009 ©Charon www.ma-config.com

sources:

Barrelfish

Helios

Singularity

Source code Singularity et documentation

Master And Subordinate Operating System Kernels For Heterogeneous Multiprocessor Systems

Homogeneous Programming For Heterogeneous Multiprocessor Systems

mardi 14 juillet 2009

Windows 7 - Introduction

mini-71391-win7-seven.pngLa Release Candidate publique de Windows 7 est là depuis plusieurs semaines et il est temps de faire un point sur ce système d’exploitation tout nouveau que nous propose Microsoft. Tout nouveau ? En fait non, car Windows 7 hérite de bien des composants et des technologies de Vista sans que l’on puisse dire toutefois qu’il s’agit de la même chose.

Et pour cause, Windows 7 va venir tranquillement s’installer sur les restes d’une aventure que beaucoup considèrent comme un échec. Au centre de bien des polémiques, le dernier né des Windows n’a pas marché comme Microsoft l’aurait souhaité. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons, que nous aborderons ici rapidement avant de passer à ce que Windows 7 peut et doit faire pour corriger le tir.

Premièrement, Vista est le résultat d’une genèse laborieuse. Des luttes internes ont quelque peu miné le projet. Ce qu’était Longhorn à ses débuts a complètement basculé au bout de deux ans tant le travail nécessaire paraissait en décalage avec non seulement les attentes des consommateurs, mais également des capacités techniques des machines à ce moment-là. C’est ce que l’on a appelé le « Reset » : une remise à zéro des compteurs, et l’établissement de nouvelles bases.

Deuxièmement, alors même que le chantier prenait des allures de monstre chronophage, Microsoft s’est pratiquement tiré une autre balle dans le pied à cause d’une communication qui ne bénéficiait d’aucune maitrise. La firme, certainement trop contente d’attirer l’attention sur un projet qui se voulait au départ ambitieux, a procédé à une véritable orgie communicatrice. Tout était jeté en pâture à toutes les paires d’yeux disponibles pour annoncer tout ce qui était en train de se faire. Or, le Reset a bouleversé les projets de l’éditeur, et le manque cruel de temps a abattu les fonctionnalités et technologies prévues comme une ligne de dominos.

Par la suite, au terme d’une longue série de versions de tests, la mouture commerciale a fait son apparition. Feu d’artifice pour la soirée de lancement à Paris, présence de personnalités très en rapport avec le monde du logiciel comme Paco Rabanne et Agnès B. ou encore démonstration du système par Flavie Flamant sur TF1 et puis… presque plus rien. La campagne de publicité a été faible dans sa globalité, et il n’est resté dans l’esprit de beaucoup que ce que l’on pouvait en dire ou en lire.

Et justement, ce qu’on disait ou lisait n’allait pas dans le sens de Microsoft. Un peu plus de cinq années de développement, de nombreuses attentes et surtout une inertie créée par de fortes habitudes et un écosystème logiciel qui avait largement mûri ont provoqué un marasme complet dans lequel Vista s’est embourbé.

Lenteurs, incompatibilités et autres théories apocalyptiques sur la fin de la vie privée dans Vista ont, en l’espace de quelques mois, miné tous les plans de commercialisation de Microsoft. Trop de machines aux capacités techniques limitées ont été vendues alors même que naissaient les premiers émois nés du désastreux plan marketing « Vista Capable ».

Résultat, un peu plus de deux ans après son lancement, la Release Candidate du successeur est déjà là, et il apparaît que la version finale pourrait être distribuée aux constructeurs dès cet été. Pourquoi une telle rapidité dans le développement ? Que compte faire Microsoft pour remédier à tous ces problèmes ? Et que propose donc Windows 7 pour plaire à son public ? Allons faire le tour du propriétaire.

Ce dossier est écrit par Vincent Hermann, de PC INpact, et Jérôme Bosch, créateur du site Ma-Config.com.

Windows 7 - Interface: barre des tâches

Lorsqu’on démarre un ordinateur équipé de Windows 7 et que l’on parvient au Bureau, voici ce que l’on découvre :

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On retrouve ainsi le fond d’écran, l’icône de la poubelle et la barre des tâches. Cette barre est le premier changement que l’on remarque par rapport à Vista, et plus encore aux systèmes précédents. Et pour cause : Windows 7 rompt avec une tradition héritée depuis Windows 95. Bien que la barre des tâches se soit enrichie avec les différentes versions de Windows, elle proposait toujours le même fonctionnement : le menu Démarrer, une zone de lancement rapide, la zone d’ouverture des fenêtres, et la zone de notification, souvent appelée « systray ».

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Dans Windows 7, on trouve toujours le menu Démarrer et la zone de notification, mais le cœur de la barre a changé : la zone de lancement rapide et la zone des tâches ont été fusionnées. Imaginez donc : on retrouve toujours les icônes des applications, prêtes à être lancées, mais leur ouverture n’affiche rien dans la partie de droite dans la barre. Pourquoi ? Parce que l’icône elle-même s’affiche différemment pour signaler que l’application est ouverte. Bon, très bien, et si l’application possède deux ou trois fenêtres ? Alors l’icône affiche une sorte d’empilement :

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Windows 7 reprend le système des miniatures de Vista mais l’adapte évidemment à la nouvelle barre des tâches. Du coup, quand on passe le curseur sur une icône, celle-ci affiche les miniatures de toutes les fenêtres concernées. Chaque miniature est accompagnée de son nom, ainsi que d’une croix rouge permettant de fermer la fenêtre quand on y passe la souris :

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Autre fonctionnalité, permettant d’isoler facilement une fenêtre pour savoir si c’est bien celle que l’on cherche. En effet, si vous laissez le curseur un moment sur une vignette, celle-ci apparaît pendant que toutes les autres deviennent translucides :

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Difficile après coup de se tromper de fenêtres. Évidemment, ces systèmes mis en place ne seront utiles qu’à ceux qui manipulent un grand nombre de fenêtres. Pour la majorité des utilisateurs, une application ne possède qu’une fenêtre. De fait, cliquer sur l'icône revient à faire apparaître sa fenêtre associée devant les autres, comme un bouton dans la barre des tâches de Windows XP ou Vista : on l'appelle l’application au premier plan. Paramétrer la barre selon ses goûts est assez simple : dans le menu Démarrer ou sur l’exécutable d’un logiciel, un clic droit permet d’accéder à la fonction « Pin to Taskbar » pour y placer le raccourci.

Il faut malheureusement citer une exception notable pour le grand public : Windows Live Messenger. Puisque Microsoft n’a pas implémenté la gestion des onglets pour n’avoir qu’une seule fenêtre sur son client de messagerie, il existe autant de fenêtres ouvertes que de contacts qui vous parlent. Du coup, quand l’un d’entre eux vous envoie un message, la fenêtre associée clignote. Mais si vous avez par exemple une page Web ouverte en plein écran, vous ne pourrez pas savoir qui vous parle tant que vous n’aurez pas au minimum passé le curseur sur l’icône de Windows Live Messenger. Il y a ici une perte d’efficacité.

Le salut pourrait peut-être venir d’une possibilité offerte maintenant par la barre des tâches : l’affichage de certains avertissements directement dans les icônes de la barre. Par exemple, si vous effectuez une copie de fichiers, vous verrez ceci sur l’icône de l’Explorateur :

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La barre d’avancement de la copie se reflète directement sur l’icône. Cet ajout se retrouve également pour Internet Explorer 8, dont la progression des téléchargements est elle aussi reflétée. Mais en quoi cette possibilité pourrait améliorer la situation de Live Messenger ? Parce qu’il est possible de faire apparaître une information très simple sur l’icône. Par exemple, on peut imaginer que le prochain Outlook indiquerait le nombre de courriers non lus directement sur sa propre icône. De même, celle de Windows Live Messenger pourrait afficher quelques noms de contacts en train de vous parler, et/ou le nombre de messages en attente de lecture.

Menu démarrer

Le menu Démarrer, tel que présent dans Windows 7, ne subit que peu de modifications. En fait, en dehors de quelques déplacements de raccourcis et d’une paire d’aménagements, il ne met en avant qu’une seule véritable nouveauté, qui est d’ailleurs commune à la nouvelle barre des tâches : les Jump Lists.

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Littéralement « listes de sauts », elles permettent, par un clic droit, de donner accès aux fonctions principales ainsi qu’aux derniers documents ouverts. Dans le cas de Windows Live Messenger 2009, compatible avec les Jump Lists, on retrouve ainsi une liste des statuts ainsi que des liens directs vers la boîte de courrier électronique ou la page d’accueil de MSN :

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Dans le cas plus classique de Word, dont la version 2007 n’est pas encore taillée pour profiter pleinement de cette possibilité, on trouve une liste des documents récemment ouverts :

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Le but d’une Jump List est de donner accès aux fonctionnalités les plus essentielles d’une application. Si cette dernière n’est pas lancée, et que l’on choisit une fonction précise, elle s’ouvre alors en présentant à l’utilisateur l’interface correspondant à son choix. Exemple : Windows Media Player permet ainsi de relancer directement la dernière liste de lecture jouée sur l’ordinateur.

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De même, un clic droit sur l’icône de Windows Media Center, permet de relancer les derniers fichiers audio et/ou vidéo qui ont été lancés, le logiciel proposant alors de reprendre où vous vous étiez arrêté.

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La dernière zone de la barre des tâches est celle des notifications. Autant le dire de suite : Microsoft cherche à réduire son utilisation grâce à son nouveau système d’icône. Et cette philosophie se retrouve sur un ajout important : une petite flèche blanche pointant vers le haut permet d’accéder aux icônes peu ou pas utilisées, en plus d’une fonction de personnalisation. Quand on clique dessus, on accède au panneau suivant :

72763-win7-systray.png

On peut y choisir le comportement des icônes, une par une. On sélectionne alors le niveau d’avertissement que l’on souhaite :

  • Montrer l’icône et les notifications qu’elle peut envoyer
  • Ne montrer que les notifications
  • Ne rien montrer du tout

L’utilisateur a donc le choix sur ce qu’il veut voir en bas à droite de son écran, et aucune application ne peut forcer l’affichage d’une icône. On peut également restaurer le comportement habituel en cochant une simple case pour que toutes les icônes soient affichées.

Retour dans le passé

Le fonctionnement normal de la barre des tâches sous Windows 7 ne fera pas que des heureux. Que l’on soit perturbé par le changement ou que l’on n’aime décidément pas ce nouveau modèle ne change rien : on peut revenir à ce que l’on trouvait dans Windows XP et Vista.

Par un clic droit, on accède aux propriétés de la barre des tâches, et on remarque d’ailleurs qu’on y trouve le paramétrage de la fonction « Arrêtez » dans l’onglet « Menu Démarrer ».

72764-win7-barre.png 72765-win7-barre.png

Dans le premier onglet, le menu déroulant nommé « Taskbar buttons » permet de définir le comportement des fenêtres ouvertes dans la tâche :

  • Toujours tout combiner : comportement normal de la barre dans Windows 7
  • Ne combiner que quand la barre est pleine : affiche le label texte à droite des icônes actives, et ne regroupe les fenêtres que si la barre est pleine
  • Ne rien combiner : ancien comportement de la barre des tâches, sans empilage des fenêtres d’une même application

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Maintenant que l’on a vu comment fonctionne la barre des tâches, nous allons nous attaquer à la gestion des fenêtres et du bureau sous Windows 7, qui réserve d’ailleurs quelques surprises.

Windows 7- Interface: gestion du bureau et des fenêtres

Microsoft a choisi de moderniser le fonctionnement de sa barre des tâches, mais l’éditeur n’a pas laissé de côté celle du bureau et des fenêtres. Si par défaut on ne peut pas la différence, il existe en fait une longue liste de nouvelles possibilités, notamment des raccourcis clavier qui se révéleront très utiles… si on fait l’effort de les apprendre.

Gadgets

L’utilisation des Gadgets dans Windows 7 est différente de celle de Vista. La barre latérale a en effet été supprimée. Pourquoi ? Parce que Microsoft souhaite maintenant que la pleine intégralité de l’écran soit accessible pour les fenêtres, ce dont on lui sait gré. Les Gadgets doivent donc maintenant être placés sur le bureau :

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Pas de grandes nouveautés dans ceux qui sont proposés dans la bêta publique, et il reste à voir si Microsoft compte en rajouter d’autres.

Évidemment, beaucoup ont une réaction normale à ce stade : si les Gadgets sont sur le bureau, comment fait-on pour les voir ? Un point pour vous. Il existe en fait une possibilité placée dans la barre des tâches, mais qu’on ne remarque pas nécessairement au premier coup d’œil : une petite zone surélevée tout à droite. Ce n’est pas un élément esthétique, mais bien un bouton qui sert à deux choses : rendre les fenêtres transparentes ou les ramener dans la barre des tâches.

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La deuxième fonction est classique et correspond à l’ancienne icône « Montrer le bureau ». Par contre, la transparence imposée aux fenêtres est une nouveauté et permet de voir à travers, et donc le fond d’écran et son éventuelle constellation de Gadgets. Pour activer la transparence, c’est simple : laissez le curseur de la souris sur le bouton, et vous verrez le résultat :

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Pour ceux qui trouvent que le temps d’attente est trop important, on obtient le même effet avec la combinaison clavier : touche Windows + Espace.

Cela étant, comme pour Windows Live Messenger, ce nouveau système pourrait en frustrer certains. Ceux qui aiment avoir un coup d’œil permanent sur les Gadgets seront déçus de ne plus avoir la barre latérale.

De la manipulation des fenêtres

Microsoft a ajouté tout un tas de possibilités dans la gestion des fenêtres, auxquelles on accède par la souris ou par le clavier. Deux sont plus évidents à maîtriser que les autres. La première est relativement amusante : vous cliquez sur la barre de titre d’une application, vous maintenez le clic enfoncé, et vous la secouez rapidement de manière horizontale. Cela a pour effet d’envoyer directement dans la barre des tâches toutes les autres fenêtres ouvertes. Pour ceux qui apprécient, c’est un système efficace pour se concentrer sur une seule fenêtre.

Cette fonctionnalité peut également être activée par une combinaison au clavier : touche Windows + Home (« Début » sur certains claviers).

L’autre possibilité consiste également à cliquer sur la barre de titre d’une application, à maintenir le clic enfoncé, et à aller vers un des bords de l’écran :

  • En touchant le bord du haut, la fenêtre sera agrandie en plein écran
  • En touchant le bord de gauche, la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié gauche de l’écran
  • En touchant le bord de droite, la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié droite de l’écran

Dans tous les cas, une animation montre l’effet que la manipulation aura.

Ces manipulations de base, ainsi que le rabat de la fenêtre dans la barre des tâches, sont touts accessibles par des raccourcis clavier :

  • Touche Windows + flèche de gauche : la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié gauche de l’écran
  • Touche Windows + flèche de droite : la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié droite de l’écran
  • Touche Windows + flèche du haut : maximise la fenêtre
  • Touche Windows + flèche du bas : envoie la fenêtre dans la barre des tâches

À noter que l’effet des combinaisons avec les flèches du haut et du bas dépend de l’apparence de la fenêtre. Si celle-ci est par exemple maximisée, l’utilisation de la flèche du bas aura le même effet que si l’on cliquait sur le bouton « Maximiser » en haut à droite : la fenêtre retrouve sa taille d’origine.

La manipulation des fenêtres est étendue aux moniteurs multiples :

  • Windows + Shift + flèche de droite : envoie la fenêtre active vers le moniteur de droite, en gardant la même position relative
  • Windows + Shift + flèche de gauche : envoie la fenêtre active vers le moniteur de gauche, toujours en gardant la même position relative

Windows 7 - Interface: explorateur

Dans l'exploration de l'interface de Windows 7, l'élément suivant que l'utilisateur va découvrir est justement L'Explorateur. Après l'installation du système, il va vouloir retrouver ses données et va donc lancer l'icône en forme de dossier qui se trouve dans la nouvelle barre des tâches. Il va donc découvrir la fenêtre suivante :

win7 bureau

Cet Explorateur de base se présente dans les grandes lignes comme celui de Vista mais est en fait plus clair et mieux rangé. Cinq grandes rubriques sont présentes :

  • Les Favoris
  • Les Bibliothèques (Libraries)
  • Le Groupe résidentiel (HomeGroup)
  • Les disques locaux, amovibles et autres unités optiques
  • Le réseau

Trois de ces rubriques, Favoris, disques et Réseau, sont classiques et nous ne nous arrêterons pas dessus, étant identiques en tout point à ce que l’on peut trouver sur Vista. On remarquera simplement l’éclair de logique qui a traversé Microsoft en collant le raccourci vers le dossier Téléchargements (Downloads) dans les favoris. Sous Vista, ce dossier n’était pas mis en avant alors même qu’il était conçu pour concentrer tout ce que l’utilisateur voulait récupérer depuis Internet.

Les Bibliothèques sont une nouveauté. Elles représentent la solution maison pour palier plusieurs problèmes apparus majoritairement depuis Windows XP. Avec ce dernier en effet sont arrivés les dossiers utilisateurs, spécialement mis en place pour stocker facilement des données en rapport : Mes Documents, Mes Images, Ma musique, Mes vidéos, etc.

Cela étant, si de très nombreux logiciels se réfèrent maintenant à ces destinations par défaut, le système a ses limites. La principale est l’espace disque disponible. En effet, en concentrant toutes les données dans ces dossiers, le disque contenant le système pouvait rapidement se remplir, surtout lorsque l’utilisateur commençait à stocker de la musique et des vidéos. Du coup, ceux qui possédaient d’autres disques, locaux ou amovibles, devaient régulièrement effectuer des sauvegardes ou déplacer leurs données.

Sous Vista, une nouvelle possibilité a été ajoutée : changer facilement l’emplacement par défaut de ces dossiers pour les faire pointer ailleurs que le disque système. Sous Windows 7, la possibilité existe toujours, mais elle est incluse dans un ensemble beaucoup plus grand : les Bibliothèques. Pour expliquer simplement ce qu’elles sont, résumons ainsi : les dossiers de l’utilisateur sont des livres que les Bibliothèques réunissent, indexent et mettent à portée de l’utilisateur.

Qu’en est-il dans la pratique ? Prenons l’exemple de la Bibliothèque Documents. L’utilisateur va pouvoir y intégrer tous les dossiers qu’il souhaite pour avoir toutes ses données sous la main. Par un simple clic droit sur un dossier, il peut choisir d’inclure ce dernier dans l’une des Bibliothèques proposées :

72772-win7-libraries-biblio.png L’intérêt est le suivant : les données ne sont pas physiquement présentes dans la Bibliothèque, mais sont affichées comme si c’était le cas :

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Prenons un exemple simple : vous possédez différents répertoires contenant des données bien précises. Vous aimeriez avoir un lieu unique qui les regroupe pour y accéder facilement. Il suffira alors de faire un clic droit sur chacun de ces dossiers et de les inclure dans la Bibliothèque Documents. On obtient quelque chose comme ceci, en mode d'affichage Liste :

72775-win7-libraries-biblio.png

Évidemment, on peut arguer qu’un dossier contenant des raccourcis fera la même chose. Oui… mais non. Il y a plusieurs avantages à utiliser les Bibliothèques. Premièrement, la manipulation est extrêmement simple et à portée du premier venu. Deuxièmement, la présentation peut être modifiée pour faire apparaître des listes :

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Enfin, et surtout : le contenu des Bibliothèques est indexé. Même si disques sources des informations qui sont placées dans les Bibliothèques ne sont pas eux-mêmes indexés, c’est le cas pour tous les contenus qui y sont référencés. Du coup, n’importe quelle recherche d’un document quelconque rendra immédiatement un résultat.

Mais il y a probablement une Bibliothèque qui sera plus intéressante que les autres dans une utilisation grand public : Musique. Disons que vous possédez différents répertoires contenant des fichiers aux formats MP3, AAC ou encore WMA. Vous les référencez dans la Bibliothèque Musique histoire de les avoir sous la main sans passer trop de temps à les chercher. Sauf que cette fois, votre musique atterrit dans un emplacement par défaut utilisé par Windows Media Player et Windows Media Center.

Win7 libraries biblio Win7 libraries biblio

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En conséquence, le Media Player référence automatiquement toute la musique contenue dans la Bibliothèque pour construire son index. Vous auriez obtenu le même résultat dans Media Player en ajoutant des répertoires à surveiller dans les options, à la différence maintenant que tout ceci est automatique. L’index du Media Player est repris dans le Media Center qui affichera donc tout ce que vous avez pour être piloté à la télécommande.

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Dans le reste de l’Explorateur, on note plusieurs nouveautés et agencements intéressants. Commençons par l’autre barre importante dans la fenêtre : celle des outils. Elle évolue selon l’élément sélectionné dans la partie de droite, comme d’habitude, mais son apparence a changé. En fait, comme dans les outils de la suite Windows Live, elle a été simplifiée et rendue probablement un peu trop sobre. Si la sobriété est en effet le plus souvent synonyme de clarté et d’efficacité, Microsoft a tellement fait le ménage que l’on en perd toutes les icônes au passage :

72782-win7-libraries-biblio.jpg

Du coup, on perd tous les identifiants visuels et cela oblige le lecteur à lire le texte plutôt que de se fier à une icône représentative de la fonction. Mais soit, continuons. Les fonctions présentes dans la barre changent donc au grè de l’utilisation. On retrouve en grande majorité ce qui était déjà présent dans Vista, mais comme pour bien d’autres dans Windows 7, Microsoft a enfin écouté et a ajouté un raccourci tellement basique qu’on se demande vraiment pourquoi il n’est pas arrivé avant : « Nouveau dossier ». [((/public/Windows7/Interface/3/.72783-win7-explorer_m.jpg| Win7 explorer|C|72783-win7-explorer.png, juil. 2009))|/public/Windows7/Interface/3/72783-win7-explorer.png]

Les fonctions « Partager » et « Graver » sont toujours présentes, quel que soit le contexte. Par contre après, on retrouve plus ou moins de boutons selon l’élément sur lequel on clique. Pour un document Word par exemple, on retrouve :

  • Ouvrir (qui adopte une icône relative au document)
  • Imprimer
  • E-mail

En haut à droite de l’Explorateur, on retrouve l’habituel bouton pour changer les vues (liste, grandes icônes, etc.), mais aussi le raccourci pour afficher le panneau de prévisualisation. Du fait de la prise en charge de nombreux nouveaux formats et codecs dans Windows 7, le système peut justement prévisualiser aussi bien des MP3 ou des AAC que des vidéos aux formats DivX, Xvid ou encore H.264 :

72784-win7-explorer.png

De base, vous pourrez prévisualiser tout ce que le système reconnaît de manière native. Cela devrait comprendre les formats OOXML et ODF qui sont utilisés dans Wordpad, mais ce n’est pas le cas. Il y a ici un certain manque de logique : un composant du système peut lire et écrire dans deux formats qui ne sont pas reconnus dans l’Explorateur, comme si Wordpad n’était pas équipé d’un plug-in pour ce dernier. Bien entendu, les formats TXT et RTF ne causent aucun problème.

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L’installation d’Office 2007 corrige le tir pour les OOXML et fait intervenir un plug-in dans l’Explorateur, ce qui devient bien sûr très pratique. Et pour les documents en ODF ? L’installation d’OpenOffice.org ne change rien, ce qui peut signifier plusieurs choses, mais la plus logique est que la suite n’est pas fournie avec le plug-in nécessaire.

Windows 7 - Interface: périphériques et imprimantes

Le paramétrage de Windows passe depuis longtemps par le Panneau de configuration. Celui-ci a beaucoup évolué depuis sa mise en place dans Windows 1, surtout depuis Windows XP et sa volonté affichée de regrouper les éléments en sections logiques.

Actuellement, le panneau de configuration de Windows 7 se présente ainsi :

72881-win7-config.png

On remarque que la barre latérale gauche a disparu. On a majoritairement la même chose que sous Vista, à ceci près que le rangement et l’affichage dépendent d’un petit bouton situé en haut à droite. Le classement par catégories est celui par défaut, mais on trouve aussi l’affichage complet des rubriques, disponible en grandes et petites icônes :

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Quand on reste sur l’affichage par défaut, cliquer sur une catégorie fait automatiquement apparaître la barre de gauche et permet ainsi de se déplacer dans des « chapitres » sans revenir au premier écran. Peu de choses ont changé, mais les nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées. Par exemple, on retrouve les réglages du HomeGroup dans la section Réseau ou encore les changements dans la personnalisation dans la section Apparence. Rien de vraiment surprenant bien sûr.

Le Panneau de configuration ne rassemble finalement que des réglages issus d’autres sections et auxquels on accède par différents moyens. Par exemple, nul besoin d’y venir pour changer le fond d’écran, puisqu’on accède à cette fonctionnalité par un clic droit sur le bureau. En revanche, Microsoft prépare une section très spéciale pour la gestion de tout ce qui touche aux périphériques.

Intitulée « Périphériques et imprimantes », cette nouvelle zone doit lister tout ce que vous branchez à un ordinateur, le plus souvent à l’aide d’un câble. On retrouve alors l’écran, le clavier, la souris ou encore la webcam :

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Sur la capture, l’icône nommée « VINCE-7 » représente l’ordinateur lui-même. L’icône plus petite et jaune placée à côté signifie qu’un problème concerne l’ordinateur. Quand on clique sur l’ordinateur, la barre de menu change et propose des possibilités d’exploration des fichiers et d’éjection des périphériques de stockage ou optique. Un clic droit sur l’ordinateur donne accès aux principaux réglages.

Beaucoup auront remarqué sur les captures les icônes spéciales présentes pour la souris et le clavier. En fait, la fenêtre « Périphériques et imprimantes » télécharge automatiquement des informations sur les périphériques présents, notamment le nom exact et une icône représentant réellement le produit. On peut d’ailleurs remarquer que ces icônes sont en très haute résolution quand on change le zoom :

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Microsoft veut faire de cette zone une place centrale pour la gestion de tous les périphériques. Leur paramétrage ou encore leur retrait : tout doit y figurer. Pour ça, les constructeurs vont devoir jouer le jeu : toutes les informations utiles figurent dans un fichier déclaratif en XML. Un grand nombre de constructeurs a déjà mis à disposition des informations et des icônes détaillées. Le grand défi sera surtout pour les constructeurs d’imprimantes, puisque toutes les fonctionnalités et les paramètres doivent pouvoir être réglés depuis ce panneau, accessible directement depuis le menu Démarrer.

Windows 7 - Interface: recherches fédérées

L’arrivée de la recherche fédérée dans Windows 7 répond à un besoin croissant et à un changement profond dans l’organisation des données. En fait, on parle d’organisation des données, mais on pourrait presque parler de désorganisation. Pourquoi ? Parce que depuis Windows XP déjà, mais surtout Vista (pour ne citer que les Windows), le besoin de ranger les documents et autres données est devenu moins essentiel, tout ceci « grâce » à la recherche intégrée au système.

Cette recherche donne des résultats quasi-immédiats grâce à l’indexation : un processus qui scanne le disque dur et répertorie les données présentes dans tout ce que le système considère prioritairement comme des documents. Le nom du fichier joue une importance capitale, mais l’étendue de la fonctionnalité a poussé plus loin, jusqu’à fouiller dans les entrailles d’un fichier, à la quête de métadonnées.

Si vous ne connaissez pas ce qu’est une métadonnée, disons pour simplifier qu’il s’agit d’un attribut, d’un élément qui identifie un fichier. Dans un grand jeu de « Qui est qui ? », les questions « A-t-il les cheveux bruns ? » ou encore « Porte-telle des lunettes ? » sont remplacées par :

  • Qui est l’auteur ?
  • Quels sont les mots contenus dans le document ?
  • Quel est le titre de l’album ?
  • Quel est le bitrate du fichier audio ?
  • Quelles annotations sont présentes ?

Ces métadonnées peuvent être raccrochées à une foule de données. Les documents écrits comme ceux issus de Word portent en eux par exemple le nom de l’auteur du document (quand celui-ci est inscrit à l’installation d’Office). Quand l’indexation repère un tel fichier, toutes ses données sont gardées dans une banque mémoire. On peut alors demander d’afficher tous les documents écrits par « Pascal » ou « Aline ». De manière plus large, on pourrait chercher des MP3 selon une série de critères, jusqu’à obtenir la liste des fichiers correspond à la recherche.

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Le cas des photos est encore plus représentatif. Depuis plusieurs années maintenant, de nombreux logiciels existent pour intégrer de telles métadonnées directement dans les fichiers JPG et autres. Noms des personnes présentes, évènement particulier, année, lieu : tout est possible. Du coup, on peut demander au système (surtout depuis Vista) d’afficher la liste des photos d’« Adrien » prises le « 19 octobre » à « Avignon ».

Tout ceci concerne la recherche « locale », à savoir relative aux données présentes sur le disque dur. Et pour Internet ? Certes on ne parle pas ici seulement de chercher une information avec Google et autres moteurs de recherche, mais également des documents que l’on envoie de plus en plus souvent vers des solutions de stockage, qu’il s’agisse de texte ou de photos.

Microsoft a donc mis en place dans Windows 7 un mécanisme de recherches fédérées (dans l'édition Intégrale). Il est possible de créer des modules qui s’installent dans le système et complètent alors l’Explorateur. Le champ de recherche que l’on voit en haut à droite peut alors être utilisé pour d’autres destinations, telles que Yahoo!, YouTube, Flickr, Twitter ou encore n’importe quel site, forum, etc.

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Un module est développé à partir des technologies OpenSearch et RSS. Ces recherches personnalisées en direction d’Internet ne sont pas intégrées en standard, mais on commence à en trouver assez facilement, surtout depuis que la bêta publique de Windows 7 a fait son apparition. La pertinence des résultats dépend de ce qu’on cherche ainsi que des capacités de l’Explorateur. Le lien avec Internet Explorer est ici très clair : les résultats pointant vers une page Web sont directement affichés en tant que tel dans le volet de prévisualisation.

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Selon ce qu’on cherche ainsi que le module utilisé, les résultats sont plus ou moins efficaces. Concernant Twitter par exemple, on peut chercher dans ses propres données ou bien dans toutes celles disponibles. Pour YouTube en revanche, si la recherche renvoie les résultats demandés, ces derniers s’affichent dans le volet de prévisualisation mais sans la vidéo. Visiblement, l’utilisation du Flash Player n’est pour le moment pas possible au sein de l’Explorateur.

Windows 7 - Fonctionnalités: WinSAT

Faisons le tour maintenant de quelques fonctionnalités et composants internes du système, qui se distinguent soit par leur importance soit par leur côté pratique. Du côté des composants prépondérants, on trouve notamment le calcul des performances de l’ordinateur.

Le Windows Experience Index, ou WEI, est un système de notation introduit dans Vista. Il s’agit de la note que donne le système à l’ordinateur, et plus spécifiquement à certaines catégories. Il n’a pas été créé pour introduire une valeur sûre de comparaison, mais mis en place pour refléter de manière relative la puissance générale d’une machine. En passant à Windows 7, l’Index a été modifié, et la note maximale est passée de 5,9 à 7,9.

Depuis l’arrivée de Vista sur le marché le 30 janvier 2007, de très nombreux utilisateurs ont décidé de participer à l’amélioration du produit, en acquiesçant à la question posée par le système. Ce faisant, leur machine a envoyé des données anonymes qui ont servi à Microsoft pour améliorer un grand nombre de points, dont le WEI. La manière de calculer les scores a évolué, en particulier pour les disques durs, et la note maximale a évolué pour refléter l’arrivée de matériels plus puissants.

Différences de notation entre Vista et Windows 7

Sous Vista, notre machine obtient ainsi la note générale de 5,5 :

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En fait, l’indice général est limité par la note la plus basse présente parmi les cinq facteurs relevés :

  • Processeur
  • Mémoire vive
  • Graphiques
  • Graphiques de jeu
  • Disque dur principal

Dans le cas présent, la note la plus basse est celle de la mémoire vive, délimitée par le nombre d’opérations par seconde qu’elle est capable d’accomplir. Inutile de dire qu’une machine obtenant de tels résultats est largement assez puissante pour que Vista accomplisse ses tâches en se faisant oublier. Pourtant, les notes obtenues avec la bêta publique de Windows 7 ne sont plus les mêmes :

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Si l’indice général reste à 5,5, la raison en est cette fois différente : le disque dur constitue la limite, mais tous les autres scores ont augmenté. Pourquoi ?

Le processeur

Globalement, la note du processeur est influencée par les deux nouveaux crans de valeur ajoutés au WEI. Le fait que la note passe à 7,2 s’explique par l’inclusion dans la notation de modèles plus récents, mais surtout par la présence de plusieurs cœurs. Ainsi, les crans 6 et 7 vont refléter la présence de quatre ou huit cœurs, ainsi bien sûr que la fréquence et le nombre d’opérations réalisées en une seconde dans le test. Ici, le processeur est un QX6700 d’Intel, possédant quatre cœurs et cadencé à 2,66 GHz.

La mémoire vive et la carte graphique

La note de la mémoire vive a également augmenté, bien que dans une moindre mesure. Cela est dû à la prise en compte plus prononcée de la quantité elle-même de mémoire vive. Pour la carte graphique (ici une Radeon 3870), on note que le score maximal est atteint en Graphiques, et que la note pour les Graphiques de jeu gagne elle aussi quelques dixièmes de points. Contrairement à Vista, la présence du support de Direct10 est désormais prise en compte. La note des Graphiques correspond alors à ce que peut délivrer la carte dans l’interface de Windows 7, tandis que la note pour les jeux, plus faible évidemment, reflète l’indice général de l’utilisation de la carte dans un cadre plus ludique.

Le disque dur

Enfin, la note du disque dur est légèrement plus basse, et cela est expliqué par de nombreux changements intervenus dans la manière de calculer ce score. Premièrement, il a fallu prendre en compte les SSD, ce qui n’était pas le cas pour Vista. Deuxièmement, le flot télémétrique envoyé par les utilisateurs à Microsoft a mis en évidence plusieurs problèmes dans l’utilisation des disques durs, car tous ne sont pas égaux, ni dans leurs performances, ni dans leur manière de traiter les demandes.

Les plus grosses différences sont plus visibles quand une multitude d’ordres de lecture/écriture est envoyée en même temps. Si l’on prend le cas d’un mélange d’entrées/sorties séquentielles et aléatoires, on peut constater que le résultat final est renvoyé après une période que Microsoft juge « non réaliste », à savoir environ 500 microsecondes, en particulier sur le SSD. Cela est dû au fait que le disque n’effectue pas réellement tout de suite les opérations, mais construit et cache toutes les opérations arrivant en même temps ou presque. Ensuite, le disque ou le SSD répercute les changements réels.

Mais cela peut causer de gros problèmes de performances, en particulier sur les premières générations de SSD. Dès que le disque le peut en effet, il va chercher à épurer le cache et à s’occuper des tâches qui ont été reportées. Selon le modèle et les performances réelles du disque, cette opération peut monopoliser l’ensemble de ses capacités, rendant alors à l’utilisateur une impression de lenteur conséquente, voire carrément de blocage.

Pour mieux refléter ce que la firme pense être un score réaliste, de nouveaux tests ont donc été ajoutés. L’explication de la baisse du score dans notre cas, sur un disque Seagate ST3320260AS de 320 Go, tient au fait que ces nouveaux tests mettent en avant un ou plusieurs goulets d’étranglement plus ou moins importants qui n’étaient pas visibles dans les tests de Vista. Microsoft tient toutefois à rappeler qu’il s’agit d’un score relatif et qui ne peut être aussi poussé et détaillé qu’un véritable logiciel de tests.

Steven Sinofsky, qui dirige actuellement le développement de Windows 7, a ajouté en outre que le score général d’une machine doit être nuancé par l’utilisation que l’on a de la machine. Il indique ainsi passer 90 % de son temps sur une machine dont l’indice général est de 2.0. Pourquoi une note si « faible » ? Parce que c’est un ordinateur portable dont la carte graphique est intégrée. Or, dans le cadre de son travail de responsable développeur, cette dernière n’a aucune importance.

Traduction : une personne qui cherche à faire de la bureautique n’aura par exemple pas d’intérêt particulier à dépenser quelques centaines d’euros supplémentaires dans une machine notée 5 ou 6.

Windows 7 - Fonctionnalités: Windows update, Action center et PSR

Trois autres fonctionnalités relatives au bon fonctionnement de l’ordinateur sont présentes dans Windows 7.

Windows Update

La première est essentielle : Windows Update. Les prérogatives de ce service n’en finissent plus de grandir, au point qu’il revêt une utilité réelle dans Windows 7, bien plus que sous Vista.

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En dehors d’un design simplifié et pouvant délivrer des informations supplémentaires sur les mises à jour, on y trouvera potentiellement un nombre bien plus élevé d’éléments à télécharger. En fait, cela concerne surtout les pilotes, dont la base disponible a été largement augmentée. A l’issue d’une installation de Windows 7, si la carte réseau fonctionne, Windows Update peut trouver seul les pilotes d’au moins une partie du matériel non reconnu pendant l’installation du système.

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De ce fait, Windows Update devient la zone centrale dans laquelle on trouve un nombre grandissant de choses utiles, mais le plus souvent faisant partie de l’univers Microsoft :

  • Les mises à jour du système
  • Les mises à jour des suites Office 2003 et 2007 (et bientôt 2010)
  • Certaines mises à jour de la suite Windows Live
  • Les mises à jour de l’environnement .NET
  • Certaines technologies comme Silverlight
  • Des milliers de pilotes

Pour le reste, son fonctionnement global reste identique à celui de Vista. Dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire de l’ouvrir, les mises à jour mensuelles de sécurité s’installant automatiquement.

Action Center

L’autre fonctionnalité importante de ce chapitre est le Centre de maintenance, que l’on connaissait en anglais sous le nom d’Action Center. Le but de ce Centre est très simple : concentrer en un lieu unique tous les messages relatifs au bon fonctionnement de l’ordinateur. Après l’installation de Windows 7, il se signalera la première fois pour vous avertir (entre autres) qu’aucun antivirus n’est installé.

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Vista avait intégré un système qui permettait d’offrir à l’utilisateur des informations relatives à un problème rencontré. Le système pouvait se révéler particulièrement utile en cas de plantage, les informations étant alors envoyées à Microsoft qui pouvait en retour, s’il disposait de données, publier une réponse. Désormais, les réponses aux problèmes sont également présentes dans le Centre de maintenance.

Autres avertissements qui y figurent : ceux de Windows Defender. Quand une analyse n’a pas eu lieu depuis un certain temps, le Centre vous le rappelle.

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On peut bien sûr influer sur les messages et définir ce pour quoi on souhaite être alerté. La section maintenance inclut également des scripts pour faire automatiquement le ménage par exemple parmi les fichiers et raccourcis inutilisés et résoudre différents types de problèmes. C’est là également que l’on trouvera l’interface de restauration depuis des sauvegardes des systèmes.

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Le Problem Steps Recorder

Enfin, la dernière fonctionnalité se nomme PSR, pour Problem Steps Recorder. Elle permet de lancer un utilitaire qui ressemble au magnétophone et qui permet d’enregistrer toutes les actions effectuées pendant un laps de temps défini.

Pour le lancer, c’est simple : ouvrez le menu Démarrer, écrivez « psr » et faites Entrée. Dès que l’on clique sur « Commencer l’enregistrement », le PSR enregistre toutes les actions faites par l’utilisateur. On ouvre alors une application, on effectue des manipulations, on arrête l’enregistrement et on enregistre le résultat.

Win7 psr

Ce dernier se présente sous la forme d’un fichier Zip dans lequel se trouve un fichier à l’extension MHT. On peut alors le consulter dans Internet Explorer, et il affiche une succession des étapes qui ont mené au problème. En fait, on pourrait même dire que cet outil ne servira pas seulement aux erreurs rencontrées : si l’on veut montrer à quelqu’un comment réaliser une manipulation, le PSR peut être d’une aide très précieuse.


Windows 7 - Problem Steps Recorder

L’outil ne remplace pas d’autres solutions comme la prise de contrôle à distance et il manque pour l’instant certaines informations, notamment matérielles. Toutefois, le PSR est d’une simplicité enfantine à utiliser et permet de générer automatiquement un rapport que l’on peut faire parvenir par exemple à un support technique. Ce dernier peut ensuite regarder les étapes qui ont conduit au problème et mieux cerner le descriptif.

En outre, deux utilisateurs pourront s’envoyer des fichiers MHT pour s’expliquer l’utilisation d’une fonction dans Word ou la réalisation d’un travail dans n’importe quel logiciel. La force du document produit est que toutes les étapes franchies par l’utilisateur, comme l’activation d’un menu ou la sélection d’une fenêtre, sont écrites en texte clair et accompagnées de captures d’écrans prises automatiquement pour apporter un appui visuel.

Windows 7 - Fonctionnalités: Internet Explorer 8

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Internet Explorer 8 n’est pas censé faire partie de Windows 7 dans sa version E, dédiée à l’Europe. Nous le considérons toutefois comme une fonctionnalité entière, la bêta et la Release Candidate l’intégrant. De plus, il est probable que Microsoft mette en avant un moyen simple de récupérer le navigateur (comme Windows Update). Dans tous les cas, un utilisateur de la version 8 ne sera guère perturbé s’il est habitué à la 7.

L’organisation et l’utilisation sont en effet identiques, il est facile de s’en apercevoir sur une simple capture. Peut-être l’interface aurait-elle mérité d’évoluer plus en profondeur, mais Internet Explorer 7 avait propulsé les onglets dans la vie des utilisateurs lambda, peu habitués à manipuler plusieurs pages en même temps au sein d’une même fenêtre. Du coup, Microsoft n’a pas joué la rupture, et les changements sont ailleurs.

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Le plus gros changement d’Internet Explorer est invisible à l’œil nu. Le moteur de rendu du navigateur est en effet entièrement neuf et a été conçu pour offrir un bien meilleur support des technologies du Web. Bien qu’en l’état il soit encore loin de ce qu’on peut trouver chez les concurrents comme Firefox, Opera, Safari et Chrome, il est tout de même assez différent pour ne pas remplacer tout à fait l’ancien : les deux cohabitent à l’intérieur du navigateur.

Si le rendu des pages Web se fait de manière transparente, il peut arriver qu’un site anciennement conçu pour Internet Explorer provoque des erreurs avec le nouveau moteur, qui fait table rase d’une liste de modifications spécifiques aux anciennes versions. Dans le cas où le site en question n’affiche pas bien son contenu, il est possible de cliquer sur un bouton qui se trouve à droite de la barre d’adresses. Il sert en fait à basculer sur l’ancien moteur :

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Cette fonctionnalité, comme toutes celles qui ont été ajoutées, doivent être visibles facilement par l’utilisateur néophyte qui pourrait se demander de quoi il s’agit. En fait, la première fois qu’un problème de ce genre se produit, il est dans la plupart des cas détecté. Le navigateur informe alors son utilisateur qu’il peut cliquer sur le bouton en question, dont la forme de page déchirée devrait être facilement comprise.

Dans un cadre purement utilisateur d’ailleurs, les détails du nouveau moteur ne sont pas les plus intéressants. On dira pour résumer qu’il est beaucoup plus à l’aise avec des technologies comme les CSS, sans pour autant en gérer toutes les dernières versions. Mais quittons ce moteur pour nous concentrer sur des fonctionnalités dont on peut se servir au quotidien.

Par exemple : les Web Slices. Littéralement « tranches de Web », elles permettent des résultats intéressants. Le principe est de découper une zone d’un site pour pouvoir continuer à suivre son évolution sans rester sur ledit site. Pour cela, il faut que le site soit compatible et que le Web Slice ait été ajouté à Internet Explorer 8. Microsoft en propose d’ailleurs toute une galerie. Si on ajoute par exemple celui d’eBay, on peut placer et suivre n’importe quelle enchère directement dans la barre des favoris.

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Dans les Options Internet, on peut choisir le délai de rafraichissement des Slices, fixé par défaut à une fois par jour. Si on le règle à 30 minutes par exemple, tous les Slices vont vérifier les mises à jour de leurs informations chaque fois que ce délai sera passé. Si un Slice détecte un changement, l’écriture de son titre passe en gras. On peut cliquer sur le Slice à tout moment pour vérifier son contenu.

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Les possibilités offertes par les Web Slices sont nombreuses : enchères, météo, résultats sportifs, ou tableaux quelconques. La seule limite est la présence ou pas du module correspondant pour la prise en charge de ces contenus.

L’autre grande fonctionnalité intéressante se nomme Accelerators. Si vous êtes un « surfeur » averti, vous utilisez sans aucun doute plusieurs services comme la recherche sur le Web, l’affichage de plans pour vous rendre à un lieu précis ou encore la consultation d’une encyclopédie en ligne. Les Accelerators sont là pour littéralement « accélérer » leur utilisation.

Microsoft est parti du concept suivant : si toute consultation d’un de ces services se fait à cause d’une information sur une page pour laquelle on veut un complément, alors il faut qu’on puisse ouvrir directement un de ces services depuis cette information. En conséquence, il suffit de surligner un mot ou une suite de caractère puis de faire un clic droit pour que l’icône d’accès aux Accelerators apparaisse :

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Lorsque l’on clique sur l’icône, on obtient une liste de possibilités qui dépendent des réglages d’Internet Explorer 8. Par défaut vous seront proposés les services Windows Live, mais il est tout à fait possible par exemple de remplacer Encarta par Wikipédia ou encore Live Maps par Google Maps.

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La fonctionnalité Instant Search est moins intéressante, mais a le mérite d’exister. Sous Internet Explorer 7, on pouvait changer le moteur de recherche par défaut dans le cadre spécifique en haut à droite du navigateur. Dans la version 8, cette possibilité est agrémentée d’un affichage de résultats dans un cadre qui apparaît en-dessous.

Prenons comme exemple Wikipédia. Quand vous vous rendez sur le site, la flèche à droite du cadre de recherche devient orange, ce qui indique qu’Internet Explorer vous invite à ajouter Wikipédia en tant que moteur de recherche (par défaut ou non). Une fois activé, le nouveau venu peut présenter visuellement des informations que vous tapez. Le problème est que l’apparition des résultats dépend principalement de la rapidité du site qui reçoit la requête. Grosso modo, cette fonction manque de réactivité pour le moment, et il faudra que Microsoft continue de travailler sur l’affichage des résultats.

Les autres améliorations au sein d’Internet Explorer 8 se retrouvent un peu partout. On notera par exemple un effort évident pour rendre la barre d’adresses plus claire. Un effort rendu nécessaire par les nombreuses tentatives de phishing. Du coup, le bloc principal de l’adresse est mis en avant, y compris dans l’historique qui s’ouvre en même temps que vous écrivez l’adresse :

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Puisque l’on parle de sécurité, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour mieux protéger les internautes de diverses menaces, notamment le filtre SmartScreen qui, comme chez Google, va avertir l’utilisateur que le site visité présente un risque réel. Mais dans la rubrique sécurité, on parlera également de la vie privée, et c’est ici qu’intervient le mode InPrivate Browsing.

Par défaut, chaque fois que vous visitez une page, vous laissez des traces sur l’ordinateur. Historique, fichiers temporaires, données des formulaires, champs de recherches et autres : des informations qu’on laisse volontiers sur son propre ordinateur dans le cadre d’une utilisation quotidienne, mais qu’on aimerait peut-être effacer sur un autre PC. InPrivate Browsing, que beaucoup appellent vulgairement « Porn Mod », ouvre une session de navigation particulière qui ne retiendra absolument rien de votre passage.

On y accède par la combinaison CTRL + MAJ + P ou dans le menu Safety (Sécurité). Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors et affiche une icône particulière devant la barre d’adresse :

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Tout ce qui sera fait dans cette fenêtre ne sera pas enregistré, ce qui inclut :

  • Les cookies
  • Les fichiers temporaires Internet
  • Les données de formulaires
  • Les sessions d’identification
  • Les requêtes dans les champs de recherche
  • Les liens visités depuis des pages web
  • Les adresses entrées manuellement dans la barre d’adresse
  • Les pages ouvertes depuis les favoris

Même si Internet Explorer 7 et d’autres navigateurs comme Firefox permettent d’effacer les traces, la fonction est active pour tous les sites de l’historique. L’avantage du mode de navigation privée est de ne pas tenir compte uniquement des seuls sites visités dans la fenêtre particulière. À noter cependant qu’Internet Explorer n’est pas le précurseur dans ce domaine puisque Safari par exemple, d’Apple, en est doté depuis un bon moment.

Enfin, il faut signaler que dans Windows 7 (et pas sous Vista ni Windows XP), Internet Explorer 8 dispose de deux protections supplémentaires : l’ASLR et la DEP. Ces deux technologies sont abordées dans le chapitre dédié à la sécurité du système.

Windows 7 - Fonctionnalités: Paint, Wordpad et Calc

Le ruban est un élément d’interface apparu tout d’abord avec Office 2007. Il en constituait d’ailleurs la nouveauté la plus visible, la seule même pour beaucoup.

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Certains ne se sont jamais fait à cette répartition des fonctionnalités et à la disparition des menus, mais beaucoup ont indiqué avoir nettement gagné du temps une fois la chose maîtrisée. Les rubans ayant été globalement un succès, on savait que Microsoft allait ressortir le couvert. Or, si l’édition 2010 d’Office les possédera bien et même encore davantage (notamment dans Outlook), on ne s’attendait pas réellement à ce que deux petits logiciels internes en profitent : Wordpad et Paint.

Les deux plus anciens utilitaires de Windows voient donc leur interface modernisée, ce qui, dans le cas de Paint notamment, n’avait rien de superflu. Mais avant même de parler de Wordpad et de Paint, il faut préciser que les rubans ont changé entre Office 2007 et Windows 7. Depuis le premier essai de Microsoft, ils se sont modernisés et sont nommés maintenant dans le jargon « Scenic Ribbons ».

Le ruban façon Scenic est un contrôle que les développeurs peuvent désormais utiliser pour leurs logiciels (il sera utilisé dans Office 2010). La grande perle a été remplacée par un rectangle bleu qui représente le seul menu de l’application, où l’on trouvera par exemple les options. Le thème graphique a évolué et est plus en phase avec Windows 7, tandis que le maniement général est légèrement plus souple. L’avantage est évidemment que les rubans fonctionneront toujours de la même manière d’une application à une autre.

Voici comment se présente désormais Wordpad :

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Les fonctionnalités du logiciel n’ont pas changé, en dehors d’un support minimaliste des documents OOXML et ODF (il ne faut pas compter sur les fonctionnalités avancées).

Voilà maintenant le nouveau Paint :

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En dehors de quelques outils supplémentaires, il n’y a pas grand-chose à en dire, si l’on met de côté bien sûr une intuitivité bien présente.

Ce qui est plus intéressant cependant, c’est de se demander : « Pourquoi les rubans dans ces deux logiciels ? » Le nombre de fonctionnalités n’était pas vraiment élevé, et seules deux catégories sont disponibles dans chaque application. On peut considérer deux éléments :

  • La démonstration par Microsoft de leur utilité et de leur rendu dans des applications maison, afin de motiver les développeurs à en faire usage
  • L’utilisation des applications en mode tactile, les boutons larges étant plus adaptés à l’utilisation des doigts

À noter en outre que les rubans offrent l’avantage de pouvoir disparaître complètement en utilisant la petite flèche située en haut à gauche, dans la barre de titre :

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Signalons tout de même Windows Live Movie Maker, seule application actuellement de la suite Live à disposer d’un tel ruban.

Il est d’ailleurs toujours en version bêta et devrait sortir officiellement dans le même laps de temps que Windows 7 (dont la sortie est fixée au 22 octobre).

Enfin, la calculatrice aussi a évolué. Elle dispose maintenant de quatre modes : standard, scientifique, développeur et statistiques.

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Windows 7 - Fonctionnalités: Media Player et Media Center

Windows Media Player et Media Center forment un ensemble cohérent depuis Vista. Bien que le premier Media Center fut apparu avec Windows XP, il constituait alors une édition séparée, tandis qu’il s’agit maintenant d’une fonctionnalité pleinement intégrée au système.

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est Media Center, il faut considérer la fonctionnalité comme une interface plein écran pour accéder à tout ce que Media Player a référencé. Dans l’idéal, Media Center s’utilise avec une télécommande, en particulier depuis la télévision quand l’ordinateur y est raccordé.

Mais commençons d’abord par la base, à savoir Windows Media Player. La version 12 incluse dans Windows 7 a fortement évolué, même si les ajouts ne sont pas visibles du premier coup d’œil dans l’interface.

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Si l’utilisateur lance par exemple un MP3, il aura la surprise de voir apparaître une fenêtre extrêmement simplifiée :

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Dès que la souris passe sur la fenêtre, des contrôles apparaissent :

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Par la même occasion, l’icône du Media Player dans la barre des tâches donne accès à une miniature elle-même pourvue de contrôles élémentaires :

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La diffusion du continu à distance

Mais quand on regarde dans le Media Player, on trouve surtout un nouveau menu : « Diffuser en continu » :

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Les trois possibilités parlent d’elles-mêmes :

  • La première vous permet d’accéder à votre bibliothèque multimédia via Internet
  • La deuxième permet le contrôle à distance du Media Player
  • La troisième autorise tous les périphériques capables de le faire à accéder à la bibliothèque multimédia sur le Groupe résidentiel

Ce dernier est très important dans Windows 7 : il permet de définir rapidement un groupe d’ordinateurs qui vont se partager très simplement des documents, des images, de la musique, des vidéos et des imprimantes. Il s’agit d’un espace de libre échange, chaque machine définissant ce qu’elle doit partager selon les choix de l’utilisateur. Une fois un Groupe résidentiel configuré (quelques secondes) et l’option adéquate activée dans Media Player (troisième), tous les ordinateurs du groupe auront accès par exemple à la musique référencée dans votre lecteur.

Le contrôle à distance du Media Player est une option très utile, en particulier si vous possédez un Media Center. Quand les vidéos, la musique ou encore les images sont éparpillées un peu partout sur les ordinateurs du réseau, il peut devenir fastidieux de créer des dossiers, de tout ranger puis de partager l’ensemble. Si le contrôle à distance est activé sur le Media Center, vous pourrez faire ceci :

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Comme le montre les captures, un utilisateur peut choisir un élément de sa propre bibliothèque ou directement un fichier dans l’Explorateur et l’envoyer en lecture vers le Media Player concerné. Un parent pourra par exemple envoyer un contenu sur le Media Center pour ses enfants, pendant que lui-même continuera à travailler, tout en gardant un œil sur la liste des programmes diffusés via une fenêtre spéciale :

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En fait, le Media Player n’est pas le seul à pouvoir être contrôlé de cette manière. Tous les périphériques certifiés DLNA peuvent être utilisés de cette façon. Même chose pour une Xbox 360 reconnue comme Extender (via Media Center).

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Jamais sans ma bibliothèque multimédia

Le streaming des médias via Internet a besoin de quelques conditions. Premièrement, les machines hôte et cliente (celle qui diffuse et celle qui reçoit) doivent avoir toutes deux leur réseau configuré comme domestique. L’autre condition répond au besoin de communication sécurisée et d’authentification : il faut lier le compte utilisateur à un Online ID. Pour le moment, seuls les comptes Live ID sont reconnus, mais d’autres seront ajoutés. On télécharge le Windows Live ID Sign-in Assistant qui s’occupe ensuite du reste, dès que vous lui fournissez votre compte Live ID. Il est d’ailleurs dommage que cet assistant ne soit pas intégré dans le système (mais puisqu’il s’agit a priori d’un système ouvert aux tiers, l’intégration du service Live aurait pu en énerver quelques-uns).

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Une fois les comptes liés, la machine cliente peut lire le contenu de la machine hôte, même de l’autre côté de la planète. Évidemment, la qualité du streaming va dépendre essentiellement de la rapidité de la connexion utilisée. Aussi, le fait d’avoir la fibre optique ne compensera pas l’utilisation d’un modem 56k partout ailleurs (sauf si vous avez un Pentium... humour).

Media Foundation, transcodage et accélérateurs

L’ensemble de ces fonctionnalités passe par la nouvelle Media Foundation, pour laquelle malheureusement il faudra redévelopper une bonne partie des codecs pour en tirer partie. Mais là où la chose devient puissante, c’est que ladite fondation permet le transcodage à la volée. Si vous souhaitez lire un DivX sur une machine distante qui ne sait que lire le WMV ou le MPEG2, Windows 7 détermine les capacités de cette machine et diffuse le contenu multimédia dans un format compréhensible de l’autre côté.

Évidemment, là encore, il n’y aura pas de miracle : le format qui sera choisi ainsi que son bitrate seront dépendants de la vitesse de votre processeur. Windows 7 se renseigne alors dans l’index des performances de la machine et adapte le paramétrage en fonction de la note et des caractéristiques du processeur central. Voici un rappel des formats pris en charge dans Windows 7 et donc susceptibles d’être transcodés :

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À noter que Microsoft a intégré un système d’extensions pour la Media Foundation qui permet à des constructeurs de proposer des équipements qui vont accélérer certains transcodages. Cela peut prendre l’aspect d’une carte, mais beaucoup penseront ici aux GPU, qui pourront bel et bien être utilisés de cette manière (si les constructeurs font ce qu’il faut).

Il reste encore quelques mois à Microsoft pour fignoler l’ensemble, mais nul doute que cette partie du système risque de simplifier la vie de quelques personnes… en particulier dans les foyers contenant au moins un geek (humour encore).

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